Le Moyen Age à Pfettisheim




 

Le village de Pfettisheim est réputé pour ses grandes fermes jadis habitées par des paysans aisés (« Herrebüre ») qui géraient de vastes exploitations, vendaient leur énormes surplus de grain sur le marché de Strasbourg et servaient même de banquiers auprès des paysans plus modestes et de bourgeois de Strasbourg. Sur le plan du cadastre de 1826 on distingue une douzaine de grandes fermes pour la plupart situées entre la route de Strasbourg au nord et la petite rivière du Kolbsenbach au sud. On est immédiatement surpris par l’organisation de ses fermes qui sont groupées en un carré parfait dont le coté « est » est constituée par l’église et les bâtiments municipaux. Les fermes sont disposées autour en forme de « U ». Etant donnée la richesse des terres environnantes et la position du village au bord de la voie stratégique de Strasbourg à Bouxwiller, il est difficile de ne pas voir dans cet agencement les restes d’une grande ferme agricole romaine (villa rustica). L’emplacement de l’église St. Symphorien devait correspondre à l’ancien atrium, où le maitre du domaine avait sa résidence. Du bâtiment actuel il ne reste de l’époque médiévale que le clocher dont la partie inférieure date du XIIème siècle. Le domaine de Pfettisheim fut donc probablement une cour royale unique durant le haut Moyen Age, puis par la suite, comme ailleurs (Harthouse, Hochfelden) cette cour aura été décomposée en plusieurs petite fermes indépendantes. On note également deux fermes au nord de la route. Au Moyen Age, ces deux fermes n’en étaient qu’une : c’était une grande cour collongère (dinghof) du Grand-Chapitre de la cathédrale de Strasbourg dont le règlement a été renouvelé en 1340. Cette cour était probablement à l’origine une annexe du domaine situé au sud de la route.

 

Plan
                de Pfettisheim

Pfettisheim en 1826. Les grandes fermes historiques du village sont agencées en « U » autour de l’église

 

Ce qu’on sait de la possession du village semble confirmer cette hypothèse puisque dès l’origine, le village était une propriété impériale que l’empereur détenait en indivision avec l’évêque de Strasbourg. En 1350, la seigneurie de Pfettisheim passa sous l’autorité exclusive de l’évêque strasbourgeois à la suite d’un accord d’échanges avec l’empereur.

 

Légende

Au Moyen Age un valet de ferme nommé Pfetze Jerri (Georges de Pfettisheim), accrocha avec le soc de sa charrue une grosse pierre en labourant la parcelle 52 au lieu dit Auf den Schtvengel de la section 11 de Friedolsheim. Cette pierre se trouva être un gros cuveau en grès qui contenait un trésor de monnaies romaines en or. Son patron, après lui avoir échangé sa ferme contre l'or, se fera anoblir et deviendra un personnage fort en vue.

 

 

Un fief de l’évêque de Strasbourg et des maisons religieuses

 

De tous temps, les grands propriétaires régionaux étaient possessionnés à Pfettisheim notamment les maisons religieuses : l’abbaye de Wissembourg y avait des biens dès 739 et le Grand-Chapitre de la cathédrale de Strasbourg une cour collongère déjà citée. Sur un total de 188 propriétaires qui apparaissent dans trois renouvellements de biens fait au village au début du XVIe siècle, 125 sont des maisons religieuses ou hôpitaux, 27 sont des nobles ou des patriciens, 25 sont des paysans et 11 des bourgeois.

 

L’évêque bien sûr ne gérait pas directement le village. Il confiait le pouvoir local à des prévôts (ou Schultheiss) recrutés dans les familles aisées du lieu. Dès le XVe siècle, les Dossmann (anciennement écrit Dossenheimou Dosen) semblent avoir tenu le monopole de cette fonction. Au cours des siècles, diverses branches de cette famille occupèrent plusieurs fermes mais la ferme originelle est située au coin de la route de Strasbourg et de la rue des roses. Son nom s’Alteschultze atteste de la fonction ancienne de ses propriétaires. Le plus ancien Schultheiß du village connu était Vix Dossenheim qui mourut en 1509 et assuma donc sa charge dans les dernières décennies du XVe siècle. C’est peut-être lui ou son père du même nom qui est déjà mentionné dans un acte de 1464. Vix Dossenheim passera sa charge à son fils Claus.

 


Rivalité entre l’évêque et la ville de Strasbourg

 

Depuis la bataille d’Hausbergen (1262) qui permit aux Strasbourgeois de s’émanciper de la tutelle de l’évêque, le magistrat de la ville libre (qui représente les bourgeois) était le grand rival de l’évêque pour le contrôle des affaires locale. A Pfettisheim même, la ville ne manque pas d’alliés puisque les riches paysans du lieu se pressent aux portes de la confrérie des marchands de grains (corporation de la Lanterne) pour pouvoir vendre leur production sur le marché de la ville à des conditions avantageuses.

 

Parmi eux c’est sans conteste la famille Weinling qui est au premier rang des représentants locaux des bourgeois locaux. Ainsi les deux fils de Anselme Weinling (alors écrit Wilen), Anselme et Erwin (Wilen) sont reçus le même jour du 15 mai 1442 à la confrérie de la Lanterne. Leurs descendants feront de même. On notera que jamais la famille Dossmann de Pfettisheim (contrairement à leurs cousins de Truchtersheim) malgré sa richesse ne postula à une confrérie de Strasbourg. Ainsi à Pfettisheim, ce fut durant des siècles à travers les familles Dossmann et Weinling que se traduisit la rivalité entre l’évêque et le magistrat de Strasbourg. D’ailleurs les deux familles évitaient de se marier entre eux.

 


Guerre des massues « schlegerkrieg » (1389)

 

Strasbourg faisait partie de l’alliance des villes du Rhin. En 1389 une guerre éclata entre les villes et la haute noblesse rhénane. Strasbourg envoya alors un contingent de 200 lances (800 hommes) à Spire pour appuyer les opérations guerrières qui s’y déroulaient. Ces troupes ravagèrent le Palatinat mais à la mi-carême le comte palatin et duc de Bavière Robert contre-attaqua. Appuyé par les comtes de Linange, d’Ochsenstein, de Bitche, de Blankenheim, le Magrave de Bade et de leurs troupes, il ravagea la Basse-Alsace. Les chevaliers saccagèrent notamment les villages autour de Strasbourg comme Brumath, Pfettisheim, Hausbergen, Vendenheim, Eckbolsheim, Koenigshoffen, Geispolsheim qui furent la proie des flammes. Les troupes d’Emich de Linange cernèrent Strasbourg dont la population était jour et nuit en alerte.

[Strasbourg illustré ou Panorama pittoresque, historique et statistique de Frédéric Théodore Piton]

 

A Strasbourg, l’évêque Frédéric II de Blankenheim (1375-1393) trouva là l’opportunité de se venger de l’humiliation d’un échec politique causé par le magistrat et son propre clergé. Il s’allia donc avec la noblesse contre la ville. Mais comme l’évêque peinait à payer ses troupes, celle-ci pillaient les villages pour se payer. A la tête des chevaliers-brigands qui causèrent ces méfaits s’étaient placés deux chanoines de la cathédrale, Ulric et Sigismond de Lichtenberg. Les propriétés du chapitre de St-Thomas avaient tout particulièrement souffert de la colère de l’évêque et de ses partisans et dès 1390 le chapitre dut emprunter 540 livres pour relever les fermes qu’il possédait dans les villages incendiés d’Eckbolsheim, Koenigshoffen, Achenheim, Hausbergen, Pfettisheim et Hurtigheim. St Thomas avait alors beaucoup de biens à Pfettisheim dont une prébende qui y avait été fondée.

[Histoire du chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg, pendant le Moyen-Âge]

 

Bien qu’une trêve fut conclue en 1389, les troubles autour de Strasbourg continuèrent jusqu’en 1393 car la ville avait été mise au ban de l’empire sous le prétexte qu’elle n’était pas parvenue à convaincre l’un de ses bourgeois, le noble Bruno de Ribeaupierre de libérer un anglais qu’il avait fait prisonnier. Les forces de la noblesse se réunirent aux impériaux et se répendirent autour de Strasbourg qu’ils attaquèrent en septembre 1392. Mais ils furent défaits.

[Histoire des villes de France: avec une introd. générale, Volume 6, Aristide Guilbert]

 

Les Strasbourgeois sauront se souvenir de ces méfaits auxquels on soupçonnait la noblesse du village de Pfettisheim d’avoir participé et en 1398, deux nobles de Pfettisheim devaient encore montrer patte-blanche pour se rendre en ville. Ainsi cette année-là Hans von Pfettisheim le jeune demande l’autorisation de se rendre dans le faubourg (Vorstadt) de Strasbourg pendant 8 jours. Quant à Veldel de Pfettisheim, il assura le magistrat dans une missive qu'il n'avait jamais fait la guerre contre Strasbourg, ni contre le damoiseau Ottemann d'Ochsenstein.

[Inventaire des Archives de la ville de Strasbourg: série IV, première partie]

 

 

Guerre de Dachstein (1419-1421)

 

En 1393, la position de l’évêque Frédéric II de Blankenheim qui avait soutenu les ennemis de la ville n’était plus tenable et lorsqu’on lui offrit le siège épiscopal d’Utrecht, il se dépêcha d’accepter. Il quitta la ville nuitamment dès la convention conclue. Mais la ville n’en avait pas fini avec les dissensions. Il fallut une année entière pour que son successeur Guillaume de Diest puisse faire sont entrée solennelle dans la ville le 13 décembre 1394. Le nouvel évêque pourtant n’était même pas prêtre mais au début la ville s’en accommoda. Malheureusement il apparut bientôt que sa nouvelle dignité tourna quelque peu la tête du nouvel évêque qui s’engagea dans une vie mondaine et dépensière. Les coffres de l’évêché étant bientôt à sec, il se mit à en engager les propriétés de l’évêché comme Benfeld, Eberheimmunster, le château de Guirbaden, etc… En 1415, excédés, les Strasbourgeois et les représentants du grand chapitre de la cathédrale enlevèrent l’évêque à Molsheim où il résidait et l’enfermèrent à Dachstein puis dans la cathédrale de Strasbourg, au-dessus de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Sur intervention de l’empereur l’évêque fut relâché en 1416.


 

Cette affaire créa évidemment un grand ressentiment entre l’évêque et le magistrat. Aussi lorsqu’en 1419, les nobles patriciens de Strasbourg quittèrent la ville à la suite d’une décision du conseil de la ville de les obliger à lui jurer fidélité, l’évêque s’allia à la coalition des nobles. En même temps l’évêque continuait à chercher des fonds par tous les moyens. A Pfettisheim, des tenanciers épiscopaux s’adressèrent au magistrat pour obtenir de l’évêque un délai de paiement de leurs dettes. Le magistrat transmit la requête à l’évêque et en profita pour s’enquérir de la concentration de troupes qui était signalée entre Saverne et Marmoutier. L’évêque répondit que les troupes du duc de Lorraine s’arment pour attaquer Hartung de Wangen et non la ville. Plus tard l’évêque rassurera à nouveau le magistrat sur ce point. [Archives municipales AA1454]

 

Pourtant quelques mois plus tard, la coalition des nobles tentera bien de s’emparer de Strasbourg par la force mais les troupes de la ville l'emportèrent et la guerre prit fin. La fin du règne de l’évêque [1394-1439] sera plus apaisée. A l’occasion d’une dette due cette fois à la ville, l’évêque Guillaume remercie le magistrat d’avoir accepté la garantie de Rulin Barpfenning à la place de celle de Jean Pfettisheim.
[AMS - AA1484]


 

 

Guerres et ravages

 

En 1439 et 1444 les armagnacs ravagent la région autour de Strasbourg. En 1455 Eclate un conflit entre Antoine de Hohenstein et St Thomas ; le chevalier refuse d’écouter la ville ou l’évêque Robert, pour une fois du même avis. Des valets d’Antoine de Hohenstein tentent d’attaquer les colons de Saint Thomas à Pfettisheim mais sont repoussés par des paysans armés.

 

 

Les mauvaises récoltes de la fin du XVe siècle

 

Durant la dernière décennie du XVe siècle le temps est très mauvais en Alsace : fortes neiges et gelées en hiver, sécheresses en été. Les récoltes sont mauvaises et la disette durera jusqu’en 1503. A Pfettisheim, la famille Weinling (Wile) est en difficulté et ne peut plus payer ses dettes. En 1500, Vix Dossenheim, schultheiss de Pfettisheim fait saisir des bien de Conrad Wile, bourgeois de Strasbourg, qui appelle alors le magistrat de Strasbourg à son aide. Comme à son habitude, ce dernier se plaint alors auprès de l’évêque Albert pour le compte de son bourgeois.

 

Dans une missive [AMS - AA1541], l’évêque Albert [1478 - 1506] répond à la protestation du magistrat et le prit aussi de faire délivrer à Nicolas Dossenheim, schultheiss à Truchtersheim, des actes dont il a besoin pour soutenir un procès. La famille Dossenheim est donc toujours clairement du parti de l’évêque alors les Weinling sont soutenus par le magistrat.

 

 

Le 8 avril 1502, le tribunal de l’archidiaconat (probablement dépendant de l’évêque de strasbourg), ordonne au curé de Pfettisheim de mettre sous séquestre des biens de Anselme Weinling (Weile) et le 17 juin ces biens sont attribués à Ludwig Mieg, bourgeois de Strasbourg.

 

Pourtant durant la même période (1502-1505), c’est au tour de l’évêque d’intercèder auprès du magistrat en faveur des habitants de Pfettisheim, Truchtersheim, Kriegsheim et Durningen qui ne peuvent payer leur redevances à cause de la mauvaise récolte. [AMS AA1542]

 

Mais pour la famille Dossmann, les affaires sont prospères. A Truchtersheim en 1504, Dossenheim Claus avait 100 acres en propre et 250 acres en incluant les fermages. Au dessus de l’étable il a 4 lits pour ses valets. A Pfettisheim, le fils de Vix, Claus succède à son père. Il est Schultheiss en 1509. En 1518, Claus Dossenheim le schultheiß de Pfettisheim vendit à Winztenheim pour 40 lb de céréales (soit environ 145 rézaux ou la production de 70 acres). Le même vendit entre 1518 et 1520 pour 150 lb de rentes que les communes et des paysans ou vignerons de Reitwiller, Wintzenheim, Wingersheim s’engageaient à lui payer. Cela lui rapportait un revenu annuel de 6 livres (soit un taux d’intérêt de 4%) quelquefois versé en nature.

 

XVIe siècle – la réforme à Strasbourg

 

Strasbourg adopta la réforme protestante dès 1525. Ce changement affaiblissait l’emprise de l’évêque catholique qui déménagea alors à Saverne. Cet évênement eut peut-être une influence sur le village catholique de Pfettisheim. En tout cas, le XVIe siècle voit la monté en puissance de la famille Weinling. Au début du XVIe siècle, ses représentants avaient la charge des finances du village (Heimburger ou Tribunus en 1520 et 1540), la charge de prévôt restant apparemment entre les mains de la famille Dossmann (1509, 1518, 1520 et 1559). Mais dès 1572, la famille Weinling se saisit de la prévôté, charge qu’elle conservera durant presque tout le XVIIe siècle avec une exception notable en 1637 lorsque le décès prématuré de Sébastien Weinling verra la prévôté revenir à Claus Dossmann. Mais à sa mort en 1669, la charge retournera aux Weinling.

 

 

XVIIe siècle – la guerre de trente ans

 

C’est le désastre de la guerre de Trente ans qui occulte pour l’essentiel l’histoire du XVIIe siècle en Alsace. A Pfettisheim, le village doit subit dès 1621 le pillage des troupes de Mansfeld qui volent les cloches de l’église. Le Schultheiß Sébastien Weiling avancera la somme de 50 R pour les remplacer.


Les années 1630 sont les plus difficiles avec de nombreux passages de troupes, pillages et destructions. La mortalité augmente rapidement. Dans la plupart des villages d’Alsace, la population se réfugie dans les villes et après la guerre beaucoup ne reviennent pas dans les villages qui sont dépeuplés. Mais à Pfettisheim, les riches paysans du lieu ont trop à perdre et presque toutes les grandes familles se retrouvent après la guerre (Weinling, Dossmann, Kieffer, etc…) Avant la guerre il y avait 19 bourgeois à Pfettisheim et en 1687 il en restait 18.

 

 

Chartes médiévales – titres de propriété


1325, 9 mars. Devant l'official de Strasbourg, Burkhard de Durningen, b. de Strasbourg, et sa sœur Katharina donnent en bail perpétuel à Jacob Kobelin, de Pfettisheim, une maison avec cour à Pfettisheim zu westen, pour un loyer annuel de 4 onces et 2 chapons.

Parch. latin.

 

1328, février. Devant l'official de Strasbourg, Burkhard de Durningen, b. de Strasbourg, cède en tenure perpétuelle à Johann Gouch de Pfettisheim un jardin à Pfettisheim dit der obergarte, à côté du bien de Hugo Zorn, chevalier de Strasbourg, pour un canon annuel de 7 onces 1/2 et 2 poules.

Parch. latin.

 

1397, 1er mars. Devant l'official de Strasbourg, Gertrude, fille de † Erbe de Durningen, b. de Strasbourg, en son nom et en celui de son frère Petermann de Durningen, reconnaît que le chapitre de Saint-Thomas lui a donné 2 des 3 chapons de cens que le boucher Hennickin Hanseman devait aux chanoines pour sa maison à Pfettisheim, et ce à la place du cens de 2 chapons que le chapitre devait jusqu'ici à Gertrude et Petermann sur une autre cour à Pfettisheim à côté de Nicolaus de Durningen.

Parch. latin ; sceau.

 

1413, 7 février. Le tribunal de l'archidiaconat per [Marchiam] mande aux autorités de Molsheim et Pfettisheim de mettre l'écuyer Johann Schilt, fils de l'écuyer † Johann l'aîné de Strasbourg, en possession [1] d'un cens de 3 l. 10 s. et 2 chapons dû par le boucher Walter de Furdenheim et le boulanger HenerClaus de Molsheim sur deux maisons contigües zu dem Krebesse à Molsheim, à côté de la famille de Rimlenheim, [2] d'une rente de 12 quartauts mi-froment mi-seigle due par Nicolas Krusslock de Pfettisheim, sur des terres et prés à Pfettisheim. Ces biens garantissaient une rente de 4 l. vendue à † Johann Schilt par † Katherina Obreht, veuve de † Erbe de Durningen, b. de Strasbourg, et par sa fille Gertrud, rente restée impayée depuis 5 ans. Aucune des personnes citées n'a comparu, à savoir l'écuyer Petermann de Durningen, fils de † Katherina Obre(c)ht, sa soeur Gertrud, [sa?] fille Dilia, les enfants de † Dietrich de Lampertheim, SmideLaulin de Rosheim, le fils de † Nicolas Krusslock de Pfettisheim, Andreas Oleifex et le boucher Jurio de Molsheim. J. Schilt promet de payer à SmitJeckelin de Rosheim la rente d'une l. qui lui est due sur l'une des maisons de Molsheim.

Parch. latin ; sceau ébréché de l'archidiaconat (ange de profil).

 

1413, 27 décembre. Pour dédommager son serviteur (diener) Erbe Loesel des pertes subies à son service lors de la guerre contre Amé de Commercy, l'évêque Guillaume de Strasbourg lui donne [1] une maison in dem kirchhof à Epfig, qui était au chevalier † Thomas de Grostein [2] tous les cens et rentes en grain, vin, argent, poules et chapons qui lui reviennent à Ernolsheim/Bruche, après paiement de la rente de 23 fl. 1/2 au profit de Johann Pfettisheim, b. de Strasbourg. Erbe Lösel pourra en jouir d'ici 2 ans, lorsque l'évêque sera rentré en possession de son diocèse. Le tout est rachetable pour 210 fl.

Parch. all. ; sceau légèrement ébréché de l'évêque.

 

1418, 10 mars. Devant l'official de Strasbourg, l'écuyer Petermann de Durningen cède à son parent l'écuyer strasbourgeois Peter Blümelin des rentes à Pfettisheim, à savoir [1] 12 s. 6 d. et 2 poules dus par Peter Belheim pour sa maison sise entre le chevalier Hugo Zorn et Gunter Swarber (rente que † Burkhard de Durningen percevait à l'origine de † Johann Gouch de Pfettisheim et de sa femme Anna), [2] 12 s. et 2 chapons dus par Gertrude Krusslock et son frère Heinz Krusslock pour 2 maisons avec granges et étables, sises entre SmideLauwelin et le donateur, que Heinz Krusslock tient en commun avec

Fritsch Metziger (boucher?) fils de HeinckenHansemann, [3] un quartaut de noix et 2 chapons dus par Weldelin de Pfettisheim pour un jardin, [4] 2 onces et 2 chapons dus par UlrichesHanseman pour une maison, [5] 2 onces et 2 chapons dus par SchultheissenHenselin pour un terrain, [6] 2 chapons, 1 poulet et 2 setiers de pois dus par MergenFritsch, pour un terrain, [7] 2 chapons dus par le boucher HenickinsHans pour une maison, [8] 4 s. dus par la nommée Bitscherin pour un terrain entre la cour appelée Becherers hofestat et les enfants de Walter de Durningen. D'après un acte scellé par

Johann Sicheler, curé de Pfettisheim, ce terrain a été donné en bail perpétuel à Bitscherin l'aînée, mère de Bitscherin, moyennant 4 s. (et un chapon, dont on lui a fait grâce par la suite).

Parch. latin.

 

1424, 15 janvier. Devant l'official de Strasbourg, Lucas Sellose, prêtre et prébendier de l'autel Saint-Florent en l'église Saint-Thomas de Strasbourg, renonce au profit des mêmes à ses droits sur la maison ci-dessus (n° 226), au titre de la rente, rachetable 20 l. 1/2,vendue à son prédécesseur † Claus Ockenfus par † Hessemann de Pfettisheim, écuyer de Molsheim, et par sa soeur Ellekind. Bechtold Zorn, trésorier de cette église et collateur de la prébende, donne son accord.

Parch. latin ; sceau.

 

 

1444, 20 mars. Devant l'official de Strasbourg, Hugo Dossenheim, ammeister de Strasbourg, donne en bail perpétuel à Diebold, fils de HeinzemansClaus Mathis, de Pfettisheim, une cour à Pfettisheim in der Westergasse, pour un canon d'un chapon ou 11d.

Parch. latin ; sceau abîmé.

 

1501, 6 septembre. Avec le consentement de son père Hans Spender et de son tuteur Wendling zum Trübel, chevaliers, Jacob Spender, fils de † Dorothé Lentzelin, assigne à sa femme Jacobé, fille de Hans Merswin et de Magdalena Voeltsch, un douaire (brunloftwidem) de 1000 fl. constitué par des rentes en argent, grain, chapons, sur des biens à la Robertsau, Mutzig, in Korböwe (extra-muros, près du Heyritz à Strasbourg), Drusenheim, Innenheim et Pfettisheim. Jacobé de son côté reçoit de son père et de son grand-père Cunz Merswin une dot (brunloft widem) de 1000 fl. consistant en rentes dues par la ville de

Boersch, par les chevaliers Jacob Bock et Jacob Beger, plus d'autres rentes à Reutenbourg et Gimbrett.

Parch. all. ; sceaux de Hans Merswin, Hans Spender, Wendling zum Trübel, Cunz Merswin et Jacob Spender, sceau disparu du Dr. Jacob Merswin, chevalier.

 

 

1502, 17 juin. Sentence d'immission par laquelle le tribunal de l'archidiaconat per Marchiam met Ludwig Mieg, b. de Strasbourg, tuteur de son frère Philipp, représenté par maître Mathias Pauwel, en possession de biens à Pfettisheim: [1] une maison à côté du chevalier Hugo Zorn [2] deux terrains qui appartenaient à SchultzenHensel, dont l'un à côté des biens de Saint-Thomas. Sur ces biens étaient assises des rentes en argent et chapons, dues par Anshelm Wiele et impayées depuis deux ans. Dans l'acte est inséré un mandement du tribunal au curé de Pfettisheim (8 IV 1502) lui enjoignant de mettre sous séquestre les biens du débiteur. L'acte est signé par le notaire Paulus Leoparth.

Parch. latin; sceau légèrement ébréché.

 

 

1507, 5 février. Devant l'official de Strasbourg, CleuselsHans, de Pfettisheim, reconnaît que sa maison de Pfettisheim, qu'il a achetée de BelheimsHans de Pfettisheim, sise entre Peter Schneider (Snider) et le meunier Johann Brant, est grevée d'une rente perpétuelle de 6 s. 3 d. et une poule (ou 4 d.) au profit de l'écuyer Ludwig Mieg, tuteur d'Eucharius, fils de † Philipp Mieg, écuyer de Strasbourg.

Parch. all.

 

1651, 1er février. Devant la Chambre des Contrats de Strasbourg, Hieronymus Christoph Bapst de Bolsenheim et son épouse Ursula Veronica née Joham de Mundolsheim cèdent à Jacob Vogel, secrétaire du chapitre cathédral de Strasbourg, et à Anna Maria sa femme la moitié d'un bien à rente à Pfettisheim, qui appartient à Ursula Veronica et rapporte 20 quartauts mi-froment, mi-orge (dont 2 quartauts cédés par Philipp Erhard Wurmser de Vendenheim). En échange, Jacob Vogel leur remet un bien à rente à Bolsenheim qui lui a été donné par l'évêque Léopold Guillaume en 1645. Le précédent propriétaire, Georg Rueff de Benfeld, l'avait acquis en 1626 de Regina Johanna Zann de Schnöberg (cf. n° 1027). Mais il a été exécuté pour sorcellerie et ses biens sont passés au fisc épiscopal.

Parch. all. ; sceau intact.

 

 

Dîme du village

 

En 1335, Louis, comte de Lichtenberg, avait vendu aux sieurs Baumann le tiers de la dîme de Pfettisheim.

 

La dîme de Pfettisheim appartenait, en 1620, par inégales portions, au grand-chapitre de Strasbourg, qui en avait la plus grande partie, à l'évêque, aux héritiers Stumpff, aux Augustins de Strasbourg, etc.



Villa rustica

Plan d'une villa rustica avec en haut la residence principale du maitre.










Villa rustica de Guthshofs

Reconstitution de la villa rustica de Gutshof













Frederic de Lichtenberg

Frédéric I de Lichtenberg  (1299 - 1306)













Seau des bourgeois de Strasbourg

Grand sceau des Bourgeois de Strasbourg XIIe siecle






















Chateau de Dachstein

Le château médiéval de Dachstein



























Eglise de Pfettisheim

Eglise de Pfettisheim