Le Moyen Age à Pfettisheim
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Pfettisheim
en 1826. Les grandes fermes historiques du village sont
agencées en « U » autour de l’église Ce qu’on sait de
la possession du village semble confirmer cette
hypothèse puisque dès l’origine, le village était une
propriété impériale que l’empereur détenait en
indivision avec l’évêque de Strasbourg. En 1350, la
seigneurie de Pfettisheim passa sous l’autorité
exclusive de l’évêque strasbourgeois à la suite d’un
accord d’échanges avec l’empereur. Légende Au Moyen Age un
valet de ferme nommé Pfetze Jerri (Georges de
Pfettisheim), accrocha avec le soc de sa charrue une
grosse pierre en labourant la parcelle 52 au lieu dit
Auf den Schtvengel de la section 11 de Friedolsheim.
Cette pierre se trouva être un gros cuveau en grès qui
contenait un trésor de monnaies romaines en or. Son
patron, après lui avoir échangé sa ferme contre l'or, se
fera anoblir et deviendra un personnage fort en vue. Un fief
de l’évêque de Strasbourg et des maisons religieuses De tous temps,
les grands propriétaires régionaux étaient possessionnés
à Pfettisheim notamment les maisons religieuses :
l’abbaye de Wissembourg y avait des biens dès 739 et le
Grand-Chapitre de la cathédrale de Strasbourg une cour
collongère déjà citée. Sur un total de 188 propriétaires
qui apparaissent dans trois renouvellements de biens
fait au village au début du XVIe siècle, 125 sont des
maisons religieuses ou hôpitaux, 27 sont des nobles ou
des patriciens, 25 sont des paysans et 11 des bourgeois. L’évêque bien sûr
ne gérait pas directement le village. Il confiait le
pouvoir local à des prévôts (ou Schultheiss) recrutés
dans les familles aisées du lieu. Dès le XVe siècle, les
Dossmann (anciennement écrit Dossenheimou Dosen)
semblent avoir tenu le monopole de cette fonction. Au
cours des siècles, diverses branches de cette famille
occupèrent plusieurs fermes mais la ferme originelle est
située au coin de la route de Strasbourg et de la rue
des roses. Son nom s’Alteschultze atteste de la fonction
ancienne de ses propriétaires. Le plus ancien Schultheiß
du village connu était Vix Dossenheim qui mourut en 1509
et assuma donc sa charge dans les dernières décennies du
XVe siècle. C’est peut-être lui ou son père du même nom
qui est déjà mentionné dans un acte de 1464. Vix
Dossenheim passera sa charge à son fils Claus.
Depuis la
bataille d’Hausbergen (1262) qui permit aux
Strasbourgeois de s’émanciper de la tutelle de l’évêque,
le magistrat de la ville libre (qui représente les
bourgeois) était le grand rival de l’évêque pour le
contrôle des affaires locale. A Pfettisheim même, la
ville ne manque pas d’alliés puisque les riches paysans
du lieu se pressent aux portes de la confrérie des
marchands de grains (corporation de la Lanterne) pour
pouvoir vendre leur production sur le marché de la ville
à des conditions avantageuses. Parmi eux c’est
sans conteste la famille Weinling qui est au premier
rang des représentants locaux des bourgeois locaux.
Ainsi les deux fils de Anselme Weinling (alors écrit
Wilen), Anselme et Erwin (Wilen) sont reçus le même jour
du 15 mai 1442 à la confrérie de la Lanterne. Leurs
descendants feront de même. On notera que jamais la
famille Dossmann de Pfettisheim (contrairement à leurs
cousins de Truchtersheim) malgré sa richesse ne postula
à une confrérie de Strasbourg. Ainsi à Pfettisheim, ce
fut durant des siècles à travers les familles Dossmann
et Weinling que se traduisit la rivalité entre l’évêque
et le magistrat de Strasbourg. D’ailleurs les deux
familles évitaient de se marier entre eux.
Strasbourg
faisait partie de l’alliance des villes du Rhin. En 1389
une guerre éclata entre les villes et la haute noblesse
rhénane. Strasbourg envoya alors un contingent de 200
lances (800 hommes) à Spire pour appuyer les opérations
guerrières qui s’y déroulaient. Ces troupes ravagèrent
le Palatinat mais à la mi-carême le comte palatin et duc
de Bavière Robert contre-attaqua. Appuyé par les comtes
de Linange, d’Ochsenstein, de Bitche, de Blankenheim, le
Magrave de Bade et de leurs troupes, il ravagea la
Basse-Alsace. Les chevaliers saccagèrent notamment les
villages autour de Strasbourg comme Brumath,
Pfettisheim, Hausbergen, Vendenheim, Eckbolsheim,
Koenigshoffen, Geispolsheim qui furent la proie des
flammes. Les troupes d’Emich de Linange cernèrent
Strasbourg dont la population était jour et nuit en
alerte. [Strasbourg
illustré ou Panorama pittoresque, historique et
statistique de Frédéric Théodore Piton] A Strasbourg,
l’évêque Frédéric II de Blankenheim (1375-1393) trouva
là l’opportunité de se venger de l’humiliation d’un
échec politique causé par le magistrat et son propre
clergé. Il s’allia donc avec la noblesse contre la
ville. Mais comme l’évêque peinait à payer ses troupes,
celle-ci pillaient les villages pour se payer. A la tête
des chevaliers-brigands qui causèrent ces méfaits
s’étaient placés deux chanoines de la cathédrale, Ulric
et Sigismond de Lichtenberg. Les propriétés du chapitre
de St-Thomas avaient tout particulièrement souffert de
la colère de l’évêque et de ses partisans et dès 1390 le
chapitre dut emprunter 540 livres pour relever les
fermes qu’il possédait dans les villages incendiés
d’Eckbolsheim, Koenigshoffen, Achenheim, Hausbergen,
Pfettisheim et Hurtigheim. St Thomas avait alors
beaucoup de biens à Pfettisheim dont une prébende qui y
avait été fondée. [Histoire du
chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg, pendant le
Moyen-Âge] Bien qu’une trêve
fut conclue en 1389, les troubles autour de Strasbourg
continuèrent jusqu’en 1393 car la ville avait été mise
au ban de l’empire sous le prétexte qu’elle n’était pas
parvenue à convaincre l’un de ses bourgeois, le noble
Bruno de Ribeaupierre de libérer un anglais qu’il avait
fait prisonnier. Les forces de la noblesse se réunirent
aux impériaux et se répendirent autour de Strasbourg
qu’ils attaquèrent en septembre 1392. Mais ils furent
défaits. [Histoire des
villes de France: avec une introd. générale, Volume 6,
Aristide Guilbert] Les
Strasbourgeois sauront se souvenir de ces méfaits
auxquels on soupçonnait la noblesse du village de
Pfettisheim d’avoir participé et en 1398, deux nobles de
Pfettisheim devaient encore montrer patte-blanche pour
se rendre en ville. Ainsi cette année-là Hans von
Pfettisheim le jeune demande l’autorisation de se rendre
dans le faubourg (Vorstadt) de Strasbourg pendant 8
jours. Quant à Veldel de Pfettisheim, il assura le
magistrat dans une missive qu'il n'avait jamais fait la
guerre contre Strasbourg, ni contre le damoiseau
Ottemann d'Ochsenstein. [Inventaire des
Archives de la ville de Strasbourg: série IV, première
partie] Guerre de
Dachstein (1419-1421) En 1393, la
position de l’évêque Frédéric II de Blankenheim qui
avait soutenu les ennemis de la ville n’était plus
tenable et lorsqu’on lui offrit le siège épiscopal
d’Utrecht, il se dépêcha d’accepter. Il quitta la ville
nuitamment dès la convention conclue. Mais la ville n’en
avait pas fini avec les dissensions. Il fallut une année
entière pour que son successeur Guillaume de Diest
puisse faire sont entrée solennelle dans la ville le 13
décembre 1394. Le nouvel évêque pourtant n’était même
pas prêtre mais au début la ville s’en accommoda.
Malheureusement il apparut bientôt que sa nouvelle
dignité tourna quelque peu la tête du nouvel évêque qui
s’engagea dans une vie mondaine et dépensière. Les
coffres de l’évêché étant bientôt à sec, il se mit à en
engager les propriétés de l’évêché comme Benfeld,
Eberheimmunster, le château de Guirbaden, etc… En 1415,
excédés, les Strasbourgeois et les représentants du
grand chapitre de la cathédrale enlevèrent l’évêque à
Molsheim où il résidait et l’enfermèrent à Dachstein
puis dans la cathédrale de Strasbourg, au-dessus de la
chapelle Saint-Jean-Baptiste. Sur intervention de
l’empereur l’évêque fut relâché en 1416.
Cette affaire
créa évidemment un grand ressentiment entre l’évêque et
le magistrat. Aussi lorsqu’en 1419, les nobles
patriciens de Strasbourg quittèrent la ville à la suite
d’une décision du conseil de la ville de les obliger à
lui jurer fidélité, l’évêque s’allia à la coalition des
nobles. En même temps l’évêque continuait à chercher des
fonds par tous les moyens. A Pfettisheim, des tenanciers
épiscopaux s’adressèrent au magistrat pour obtenir de
l’évêque un délai de paiement de leurs dettes. Le
magistrat transmit la requête à l’évêque et en profita
pour s’enquérir de la concentration de troupes qui était
signalée entre Saverne et Marmoutier. L’évêque répondit
que les troupes du duc de Lorraine s’arment pour
attaquer Hartung de Wangen et non la ville. Plus tard
l’évêque rassurera à nouveau le magistrat sur ce point.
[Archives municipales AA1454] Pourtant quelques
mois plus tard, la coalition des nobles tentera bien de
s’emparer de Strasbourg par la force mais les troupes de
la ville l'emportèrent et la guerre prit fin. La fin du
règne de l’évêque [1394-1439] sera plus apaisée. A
l’occasion d’une dette due cette fois à la ville,
l’évêque Guillaume remercie le magistrat d’avoir accepté
la garantie de Rulin Barpfenning à la place de celle de
Jean Pfettisheim. Guerres
et ravages En 1439 et 1444
les armagnacs ravagent la région autour de Strasbourg.
En 1455 Eclate un conflit entre Antoine de Hohenstein et
St Thomas ; le chevalier refuse d’écouter la ville ou
l’évêque Robert, pour une fois du même avis. Des valets
d’Antoine de Hohenstein tentent d’attaquer les colons de
Saint Thomas à Pfettisheim mais sont repoussés par des
paysans armés. Les
mauvaises récoltes de la fin du XVe siècle Durant la
dernière décennie du XVe siècle le temps est très
mauvais en Alsace : fortes neiges et gelées en hiver,
sécheresses en été. Les récoltes sont mauvaises et la
disette durera jusqu’en 1503. A Pfettisheim, la famille
Weinling (Wile) est en difficulté et ne peut plus payer
ses dettes. En 1500, Vix Dossenheim, schultheiss de
Pfettisheim fait saisir des bien de Conrad Wile,
bourgeois de Strasbourg, qui appelle alors le magistrat
de Strasbourg à son aide. Comme à son habitude, ce
dernier se plaint alors auprès de l’évêque Albert pour
le compte de son bourgeois. Dans une missive
[AMS - AA1541], l’évêque Albert [1478 - 1506] répond à
la protestation du magistrat et le prit aussi de faire
délivrer à Nicolas Dossenheim, schultheiss à
Truchtersheim, des actes dont il a besoin pour soutenir
un procès. La famille Dossenheim est donc toujours
clairement du parti de l’évêque alors les Weinling sont
soutenus par le magistrat. Le 8 avril 1502,
le tribunal de l’archidiaconat (probablement dépendant
de l’évêque de strasbourg), ordonne au curé de
Pfettisheim de mettre sous séquestre des biens de
Anselme Weinling (Weile) et le 17 juin ces biens sont
attribués à Ludwig Mieg, bourgeois de Strasbourg. Pourtant durant
la même période (1502-1505), c’est au tour de l’évêque
d’intercèder auprès du magistrat en faveur des habitants
de Pfettisheim, Truchtersheim, Kriegsheim et Durningen
qui ne peuvent payer leur redevances à cause de la
mauvaise récolte. [AMS AA1542] Mais pour la
famille Dossmann, les affaires sont prospères. A
Truchtersheim en 1504, Dossenheim Claus avait 100 acres
en propre et 250 acres en incluant les fermages. Au
dessus de l’étable il a 4 lits pour ses valets. A
Pfettisheim, le fils de Vix, Claus succède à son père.
Il est Schultheiss en 1509. En 1518, Claus Dossenheim le
schultheiß de Pfettisheim vendit à Winztenheim pour 40
lb de céréales (soit environ 145 rézaux ou la production
de 70 acres). Le même vendit entre 1518 et 1520 pour 150
lb de rentes que les communes et des paysans ou
vignerons de Reitwiller, Wintzenheim, Wingersheim
s’engageaient à lui payer. Cela lui rapportait un revenu
annuel de 6 livres (soit un taux d’intérêt de 4%)
quelquefois versé en nature. XVIe
siècle – la réforme à Strasbourg Strasbourg adopta
la réforme protestante dès 1525. Ce changement
affaiblissait l’emprise de l’évêque catholique qui
déménagea alors à Saverne. Cet évênement eut peut-être
une influence sur le village catholique de Pfettisheim.
En tout cas, le XVIe siècle voit la monté en puissance
de la famille Weinling. Au début du XVIe siècle, ses
représentants avaient la charge des finances du village
(Heimburger ou Tribunus en 1520 et 1540), la charge de
prévôt restant apparemment entre les mains de la famille
Dossmann (1509, 1518, 1520 et 1559). Mais dès 1572, la
famille Weinling se saisit de la prévôté, charge qu’elle
conservera durant presque tout le XVIIe siècle avec une
exception notable en 1637 lorsque le décès prématuré de
Sébastien Weinling verra la prévôté revenir à Claus
Dossmann. Mais à sa mort en 1669, la charge retournera
aux Weinling. XVIIe
siècle – la guerre de trente ans C’est le désastre
de la guerre de Trente ans qui occulte pour l’essentiel
l’histoire du XVIIe siècle en Alsace. A Pfettisheim, le
village doit subit dès 1621 le pillage des troupes de
Mansfeld qui volent les cloches de l’église. Le
Schultheiß Sébastien Weiling avancera la somme de 50 R
pour les remplacer.
1325, 9 mars.
Devant l'official de Strasbourg, Burkhard de Durningen,
b. de Strasbourg, et sa sœur Katharina donnent en bail
perpétuel à Jacob Kobelin, de Pfettisheim, une maison
avec cour à Pfettisheim zu westen, pour un loyer annuel
de 4 onces et 2 chapons. Parch. latin. 1328, février.
Devant l'official de Strasbourg, Burkhard de Durningen,
b. de Strasbourg, cède en tenure perpétuelle à Johann
Gouch de Pfettisheim un jardin à Pfettisheim dit der
obergarte, à côté du bien de Hugo Zorn, chevalier de
Strasbourg, pour un canon annuel de 7 onces 1/2 et 2
poules. Parch. latin. 1397, 1er mars.
Devant l'official de Strasbourg, Gertrude, fille de †
Erbe de Durningen, b. de Strasbourg, en son nom et en
celui de son frère Petermann de Durningen, reconnaît que
le chapitre de Saint-Thomas lui a donné 2 des 3 chapons
de cens que le boucher Hennickin Hanseman devait aux
chanoines pour sa maison à Pfettisheim, et ce à la place
du cens de 2 chapons que le chapitre devait jusqu'ici à
Gertrude et Petermann sur une autre cour à Pfettisheim à
côté de Nicolaus de Durningen. Parch. latin ;
sceau. 1413, 7 février.
Le tribunal de l'archidiaconat per [Marchiam] mande aux
autorités de Molsheim et Pfettisheim de mettre l'écuyer
Johann Schilt, fils de l'écuyer † Johann l'aîné de
Strasbourg, en possession [1] d'un cens de 3 l. 10 s. et
2 chapons dû par le boucher Walter de Furdenheim et le
boulanger HenerClaus de Molsheim sur deux maisons
contigües zu dem Krebesse à Molsheim, à côté de la
famille de Rimlenheim, [2] d'une rente de 12 quartauts
mi-froment mi-seigle due par Nicolas Krusslock de
Pfettisheim, sur des terres et prés à Pfettisheim. Ces
biens garantissaient une rente de 4 l. vendue à † Johann
Schilt par † Katherina Obreht, veuve de † Erbe de
Durningen, b. de Strasbourg, et par sa fille Gertrud,
rente restée impayée depuis 5 ans. Aucune des personnes
citées n'a comparu, à savoir l'écuyer Petermann de
Durningen, fils de † Katherina Obre(c)ht, sa soeur
Gertrud, [sa?] fille Dilia, les enfants de † Dietrich de
Lampertheim, SmideLaulin de Rosheim, le fils de †
Nicolas Krusslock de Pfettisheim, Andreas Oleifex et le
boucher Jurio de Molsheim. J. Schilt promet de payer à
SmitJeckelin de Rosheim la rente d'une l. qui lui est
due sur l'une des maisons de Molsheim. Parch. latin ;
sceau ébréché de l'archidiaconat (ange de profil). 1413, 27
décembre. Pour dédommager son serviteur (diener) Erbe
Loesel des pertes subies à son service lors de la guerre
contre Amé de Commercy, l'évêque Guillaume de Strasbourg
lui donne [1] une maison in dem kirchhof à Epfig, qui
était au chevalier † Thomas de Grostein [2] tous les
cens et rentes en grain, vin, argent, poules et chapons
qui lui reviennent à Ernolsheim/Bruche, après paiement
de la rente de 23 fl. 1/2 au profit de Johann
Pfettisheim, b. de Strasbourg. Erbe Lösel pourra en
jouir d'ici 2 ans, lorsque l'évêque sera rentré en
possession de son diocèse. Le tout est rachetable pour
210 fl. Parch. all. ;
sceau légèrement ébréché de l'évêque. 1418, 10 mars.
Devant l'official de Strasbourg, l'écuyer Petermann de
Durningen cède à son parent l'écuyer strasbourgeois
Peter Blümelin des rentes à Pfettisheim, à savoir [1] 12
s. 6 d. et 2 poules dus par Peter Belheim pour sa maison
sise entre le chevalier Hugo Zorn et Gunter Swarber
(rente que † Burkhard de Durningen percevait à l'origine
de † Johann Gouch de Pfettisheim et de sa femme Anna),
[2] 12 s. et 2 chapons dus par Gertrude Krusslock et son
frère Heinz Krusslock pour 2 maisons avec granges et
étables, sises entre SmideLauwelin et le donateur, que
Heinz Krusslock tient en commun avec Fritsch Metziger
(boucher?) fils de HeinckenHansemann, [3] un quartaut de
noix et 2 chapons dus par Weldelin de Pfettisheim pour
un jardin, [4] 2 onces et 2 chapons dus par
UlrichesHanseman pour une maison, [5] 2 onces et 2
chapons dus par SchultheissenHenselin pour un terrain,
[6] 2 chapons, 1 poulet et 2 setiers de pois dus par
MergenFritsch, pour un terrain, [7] 2 chapons dus par le
boucher HenickinsHans pour une maison, [8] 4 s. dus par
la nommée Bitscherin pour un terrain entre la cour
appelée Becherers hofestat et les enfants de Walter de
Durningen. D'après un acte scellé par Johann Sicheler,
curé de Pfettisheim, ce terrain a été donné en bail
perpétuel à Bitscherin l'aînée, mère de Bitscherin,
moyennant 4 s. (et un chapon, dont on lui a fait grâce
par la suite). Parch. latin. 1424, 15 janvier.
Devant l'official de Strasbourg, Lucas Sellose, prêtre
et prébendier de l'autel Saint-Florent en l'église
Saint-Thomas de Strasbourg, renonce au profit des mêmes
à ses droits sur la maison ci-dessus (n° 226), au titre
de la rente, rachetable 20 l. 1/2,vendue à son
prédécesseur † Claus Ockenfus par † Hessemann de
Pfettisheim, écuyer de Molsheim, et par sa soeur
Ellekind. Bechtold Zorn, trésorier de cette église et
collateur de la prébende, donne son accord. Parch. latin ;
sceau. 1444, 20 mars.
Devant l'official de Strasbourg, Hugo Dossenheim,
ammeister de Strasbourg, donne en bail perpétuel à
Diebold, fils de HeinzemansClaus Mathis, de Pfettisheim,
une cour à Pfettisheim in der Westergasse, pour un canon
d'un chapon ou 11d. Parch. latin ;
sceau abîmé. 1501, 6
septembre. Avec le consentement de son père Hans Spender
et de son tuteur Wendling zum Trübel, chevaliers, Jacob
Spender, fils de † Dorothé Lentzelin, assigne à sa femme
Jacobé, fille de Hans Merswin et de Magdalena Voeltsch,
un douaire (brunloftwidem) de 1000 fl. constitué par des
rentes en argent, grain, chapons, sur des biens à la
Robertsau, Mutzig, in Korböwe (extra-muros, près du
Heyritz à Strasbourg), Drusenheim, Innenheim et
Pfettisheim. Jacobé de son côté reçoit de son père et de
son grand-père Cunz Merswin une dot (brunloft widem) de
1000 fl. consistant en rentes dues par la ville de Boersch, par les
chevaliers Jacob Bock et Jacob Beger, plus d'autres
rentes à Reutenbourg et Gimbrett. Parch. all. ;
sceaux de Hans Merswin, Hans Spender, Wendling zum
Trübel, Cunz Merswin et Jacob Spender, sceau disparu du
Dr. Jacob Merswin, chevalier. 1502, 17 juin.
Sentence d'immission par laquelle le tribunal de
l'archidiaconat per Marchiam met Ludwig Mieg, b. de
Strasbourg, tuteur de son frère Philipp, représenté par
maître Mathias Pauwel, en possession de biens à
Pfettisheim: [1] une maison à côté du chevalier Hugo
Zorn [2] deux terrains qui appartenaient à
SchultzenHensel, dont l'un à côté des biens de
Saint-Thomas. Sur ces biens étaient assises des rentes
en argent et chapons, dues par Anshelm Wiele et impayées
depuis deux ans. Dans l'acte est inséré un mandement du
tribunal au curé de Pfettisheim (8 IV 1502) lui
enjoignant de mettre sous séquestre les biens du
débiteur. L'acte est signé par le notaire Paulus
Leoparth. Parch. latin;
sceau légèrement ébréché. 1507, 5 février.
Devant l'official de Strasbourg, CleuselsHans, de
Pfettisheim, reconnaît que sa maison de Pfettisheim,
qu'il a achetée de BelheimsHans de Pfettisheim, sise
entre Peter Schneider (Snider) et le meunier Johann
Brant, est grevée d'une rente perpétuelle de 6 s. 3 d.
et une poule (ou 4 d.) au profit de l'écuyer Ludwig
Mieg, tuteur d'Eucharius, fils de † Philipp Mieg, écuyer
de Strasbourg. Parch. all. 1651, 1er
février. Devant la Chambre des Contrats de Strasbourg,
Hieronymus Christoph Bapst de Bolsenheim et son épouse
Ursula Veronica née Joham de Mundolsheim cèdent à Jacob
Vogel, secrétaire du chapitre cathédral de Strasbourg,
et à Anna Maria sa femme la moitié d'un bien à rente à
Pfettisheim, qui appartient à Ursula Veronica et
rapporte 20 quartauts mi-froment, mi-orge (dont 2
quartauts cédés par Philipp Erhard Wurmser de
Vendenheim). En échange, Jacob Vogel leur remet un bien
à rente à Bolsenheim qui lui a été donné par l'évêque
Léopold Guillaume en 1645. Le précédent propriétaire,
Georg Rueff de Benfeld, l'avait acquis en 1626 de Regina
Johanna Zann de Schnöberg (cf. n° 1027). Mais il a été
exécuté pour sorcellerie et ses biens sont passés au
fisc épiscopal. Parch. all. ;
sceau intact. Dîme du
village En 1335, Louis,
comte de Lichtenberg, avait vendu aux sieurs Baumann le
tiers de la dîme de Pfettisheim. La dîme de
Pfettisheim appartenait, en 1620, par inégales portions,
au grand-chapitre de Strasbourg, qui en avait la plus
grande partie, à l'évêque, aux héritiers Stumpff, aux
Augustins de Strasbourg, etc. |
![]() Plan d'une villa rustica avec en haut la residence principale du maitre. ![]() Reconstitution de la villa rustica de Gutshof ![]() Frédéric I de Lichtenberg (1299 - 1306) ![]() Grand sceau des Bourgeois de Strasbourg XIIe siecle ![]() Le château médiéval de Dachstein ![]() Eglise de Pfettisheim |