s’Schleiers


 

Une ferme fondée par une dynastie de ménétriers
 

 


Cette ferme fut construite entre 1720 et 1740 par la famille Diebold, une famille de tonneliers-musiciens. Elle occupait alors la moitié ouest de sa superficie actuelle. La famille ne put acquérir la partie est que vers la fin du XVIIIe siècle. La propriété compta un temps deux puis trois maisons indépendantes avant d’être réunie en une seule ferme au XIXe siècle. Aujourd’hui s’Schleiers est l’une des trois dernières fermes en activité du village. Quant au hofname qui signifie « voile ou traine » son origine est inconnue.

 

 

Origine des parcelles de la ferme

 

Sur le terrier de 1657 on s’aperçoit qu’il n’y avait après la guerre de trente ans qu’une seule propriété bâtie au nord de la rue du village, il s’agit de s’Schlieffers, à l’entrée du village sur la route de Wingersheim. A l’ouest de s’Schlieffers il y avait plusieurs jardins, tout le long de la rue du village. Le terrain de s’Schleiers est dès l’origine composé de deux parcelles séparées. Une moitié est juste à l’ouest du jardin de Hans Claus (s’valdes) qui n’a pas changé de main en 400 ans, et une moitié ouest, à côté de la précédente. Le terrier de 1657 décrit ainsi ces deux parcelles :

                                                                       

1er Jardin – Parcelle est de la ferme s’schleiers

“Mathis Hatt - Gibt Hl. Zinß

Item 1 garten uf ¼ groß jenseit des Bach, einseit vor, anderseit nach stost wie necht”

 

« Mathis Hatt – paye un loyer à la paroisse

Un jardin sur ¼ [d’acre] au-delà du ruisseau, d’un côté la parcelle précédente, de l’autre la suivante. »

 

2e Jardin – Parcelle ouest de la ferme s’schleiers

“ Hanßen Adam - Gibt Hl. Zinß

Item ein ¼ Gartten einseit vor, anderseit Georg Schmitt…”

 

« Hansen  Adam – paye un loyer à la paroisse

Un jardin sur ¼ d’acre, d’un côté la parcelle précédente, de l’autre Georges Schmitt. »

 

Mathis Hatt et Hans Adam sont donc des nouveaux propriétaires qui ont racheté à crédit ces jardins de la paroisse.

 

 

 

 

1ere Génération : DIEBOLD Laurent (ca1691-av1742)

 

Marié vers 1715 avec Maria Mathis, fille de Hans Mathis et Eva Goetz (s’Daniels).

 

Enfants :

1) Antoine (ca1718-ca1772) ; M: 1742 avec Barbara Haber (+1785)           

2) Maria-Eva (ca1720) ; M1: 1743 avec Fr.-Antoine Jaeger, instituteur (+1750); M2: 1751 avec Hans Frey.

3) Barbara (ca1725); M: 1750 avec Georges Weber (ca1728) de Wintershouse.

4) Laurent (ca1730-av1800), Musicien. M: 1754 avec Barbara Blaes (+1800) [24 brumaire IX]

5) Margaretha (ca1735); M: 1760 à Schaffhouse avec Georges Gass (+1786), Tonnelier.

           

           

Laurent Diebolt était musicien et d’après les recherches de Mme Gille-Huss, il appartenait à l’ancienne confrérie des ménétriers et participait à la fête annuelle du Pfifferda à Ribeauvillé [source non identifiée]. Il travaillait aussi au village comme journalier et comme « gerichtsbote » (messager). Il était originaire de la petite ferme Diebold-Barthel rue Laugel (à côté de s’Ruxers, aujourd’hui disparue). D’après les sources ni ses aïeux, ni ses frères ne semblent avoir été musiciens.

 

Au début du XVIIIe siècle, Laurent va s’installer dans une fermette sur le Kirchrain, c'est-à-dire la bande de terre (en partie talus) qui va du Burgritter à la rue des messieurs. Leur maison devait être en face de s’Blase. En 1720, la description de la ferme de Mathis Hatt (en aval du Burgritter) note en aval de la propriété la ferme de Laurent Diebold. Par contre, en 1738 c’est Antoine Diebold, son fils qui est indiqué comme voisin de la ferme Hatt. Comme le contrat de mariage d’Antoine Diebold indique que la ferme s’Schleiers appartenait déjà à son père, on en déduit que Laurent Diebold dut construire la ferme s’Schleiers entre 1720 et 1738.

 

Laurent Diebold décède avant 1742 mais sa femme Maria Mathis vit encore à cette date et hérite d’une partie de la maison familiale.

 

 

Sources :

« Lorentz Diebold Gewesen Burger und gerichtbott » (CM Antoine Diebolt - 1742)

« Lorentz Diebold Gewesen Burger und musicant » (CM Maria-Eva Diebolt 1743)           

Aussi “Fidicinis” (joueur d’instrument à cordes) et “Hofmusicanten” d’après Mme Gille-Huss.

 

 

 

2e Génération : DIEBOLD Antoine (ca1718-1772)

 

Marié en 1742 avec Barbara Haber (+1785) fille de Hanß Georg Haber, Gerichschöffe, et Catharina Blostermeyer.

 

Enfants : 

Elisabeth (ca1743-1817), couturière, mariée avec Sébastien Merder (+av1785) de Waltenheim

Monica (ca1747-av1785)

Barbara (ca1750-1819); mariée à Michel Fohr le 16 octobre 1789.

Anna-Maria (ca1755-1809) mariée à François Ruxer (+1804) ; une fille Brigitte (+1811)

Jean (ca1760-1836)

 

Comme son père Laurent le vieux et son frère Laurent le jeune, Antoine est musicien. Il est aussi agriculteur-tonnelier. En 1738, on l’a vu, Antoine habite encore sur dans la fermette du Kirchrain mais en 1742, il est installé dans la ferme s’Schleiers. Son contrat de mariage établi le 9 juillet 1742 donne la première description de la ferme s’Schleiers:

 

« Hauß, Hoff, Scheür, Stallung und Garthen, im dorff dahier gelegen ein und anderseith neben Jacob Hanßen dem Jungen, vornen auffs allmendt, hindten auf daß veldt, welches er vor drey hundtert guldten angeschlagen, gleich ein dritten theill, vor eigen und die andtern zwey drittel, als eine vorbeüßernin [verbesserung] welchen hoff er der hochzeither, schon in seines vatters seel. Inventation, und abtheillung, über nahmens. »

 

« Maison, cour, grange, étable et jardin, situés dans ce village de chaque côté Jacob Hans le jeune, devant sur le communal, derrière sur les champs, laquelle propriété il a fait évalué pour 300 florins, un tiers pour lui-même et les deux autres tiers en valeur ajoutée, laquelle ferme était déjà mentionnée dans l’inventaire et la partition du défunt père du marié. »

 

Cette dernière phrase (si je l’ai bien traduite) est le signe que la maison était déjà en possession de son défunt père Laurent Diebold. En 1742, Antoine Diebold habite donc une vraie ferme avec grange, étable et jardin. Les terrains à gauche (Scheulis) et à droite (partie est de Schleiers) appartenaient à Jacob Hans qui lui habitait la ferme disparue à l’emplacement de l’ancienne laiterie. En 1742, ces deux parcelles voisines étaient donc probablement non bâties. La parcelle Scheulis passera plus tard à son fils Georges Hans qui y construirait sa ferme et la parcelle Schleiers-est passera à son fils Jacob le jeune, qui restera célibataire et y construira probablement juste une maison.

 

Le sixième article du contrat de mariage parle de la part réservée à la mère d’Antoine, Maria Mathis, veuve de Laurent le vieux. Cet article confirme que la ferme appartenait précédemment aux parents et permet d’obtenir quelques détails supplémentaires sur la maison :

 

« Sechstens solle die Mutter ihren sitzblatz im hauß stuben, und Keller, eine Cammer nemlich die hindtere oben auß über der Stuben inehaben. »

 

« Sixièmement la mère possèdera son siège dans la salle de séjour, et la cave, une chambre, précisément celle de derrière, à l’étage au dessus du séjour. »

 

 

La partie est de la ferme actuelle, on l’a vu, appartenait alors à Jacob Hans. Cette parcelle avait du passer récemment à la famille Hans puisque en 1748, la description du jardin de la famille Claus (s’Faldes) donne toujours comme voisin de ce jardin la parcelle de Mathis Hatt, l’ancien propriétaire. En 1748, cette parcelle devait toujours être un jardin. Jacob Hans décède en 1760. C’est donc à cette date que son fils Jacob le jeune hérite de cette parcelle où il pourra bâtir sa maison.

 

Antoine Diebold, « spielmann », décède vers 1771. Son inventaire après décès du 16 janvier 1772 donne une nouvelle description de la ferme :

 

« erstlichen ein zweytatigte behaußung, hof, scheuer, stallung und garthen umbt ubrigen rechter und gerechtigkeiten wie solches dahier im dorf gelegen eiseit neben jacob Hanßen, anderseit neben georg Hanßen wittib vornen auf der allmender grund hinten aufs feld.

600R 2/3 auswurf 266R »

 

« Premièrement une habitation en deux parties, cour, grange, étable et jardin en droit et équité qui est situé dans ce village, d’un côté Jacob Hans, de l’autre la veuve de Georg Hanß, devant sur le terrain communal derrière sur les champs.

Valeur 600R [400R ?] 2/3 valeur comptant 266R. »

 

A cette date, la ferme scheulis et la maison de Jacob Hans le jeune sont donc construites. La veuve d’Antoine, Barbara Haber décède en 1785. On retrouve une description de la ferme dans son inventaire:

 

« Item eine zweitädigte behausung, hof, scheuer, stallung und Garten umbt übrige Recht und gerechtigkeiten, wie solches dahier im dorf gelegen, einseit neben Lorenz diebolt dem jungen und zum teil neben Hans Diebolt anderseit neben Georg Hans, stost vornen auf den allmendweeg, und hinten aufs feld, antl ad 500R

Thut hier ad 2. Terzen 333R 3ß 4δ »

 

On apprend donc que le terrain de Jacob Hans a été racheté par la famille Diebolt et divisée en deux : la moitié sud avec la maison est sans doute passée au cousin d’Antoine Diebold, Laurent Diebolt le jeune (IIIe), fils de Laurent II et petit-fils de Laurent le vieux. La moitié nord, probablement un verger non bâti passe au fils d’Antoine, Hans Diebolt qui hérite aussi de la ferme familiale à l’ouest. Pour se donner une idée des différents éléments sur la propriété nous disposons de :

 

-          La configuration de la parcelle sud-est encore en l’état sur le plan de 1914.

-          La forme des bâtiments en « L » sur le plan d’assemblage de 1826.

-          L’état de section de 1828.

 

D’après ces éléments, on en déduit que la ferme ouest avec maison, grange et étable devait sans doute être un long bâtiment perpendiculaire à la route. La maison donnant sur la rue ne fut détruite qu’après la guerre. Puis il y avait un porche d’entrée le long de la rue et enfin la maison de la parcelle sud-est. On note aussi qu’en un demi-siècle la valeur de la ferme est passée de 300 à 400 puis à 500R.

 

 

 

3e Génération : DIEBOLD Jean (ca1762-1836)                            

                                                               

Agriculteur marié le 23 février 1789 avec Gertrude Senger (+1831) fille de Nicolas, agriculteur à Gingsheim et Brigitte Ulrich.                                               

 

Enfants :

1) Francois-Antoine (ca1791-1840)

2) Jean (ca1795-1825)

3) Michel né le 6-1-1796 [6 wintermonath an V]

4) Maria-Catharina né le 7-12-1797 [17 frimaire an VI] ; décédée en 1846.

5) Maria-Elisabeth née le 7-5-1799 [18 floreal an VII] ; mariée en 1823 avec Daniel Moebs, tisserand (1793-1846)

6) Rosa née le 16-9-1800 [29 fructidor an VIII]                               

 

Nous entrons dans la période la plus confuse de la configuration de la ferme avec construction d’une troisième maison sur le terrain s’Schleiers puis destruction d’une des trois maisons peu après. Etant donné le manque de documents à ma disposition, il n’a pas été aisé de deviner l’évolution de la configuration d’ensemble et on en est réduit aux conjectures. Nous avons comme indices les recensements à partir de 1836, l’état de section de 1828, le plan d’assemblage de 1826 et les registres d’état civil qui entre 1811 et 1829 donnent le numéro des maisons où ont lieu naissances et décès.

 

C’est le généalogiste Marc Mathern qui le premier m’avertit que le terrain de s’Schleiers fut à cette époque le site de trois puis à nouveau deux maisons. En 2003, il m’écrivit :

 

 « En 1820/22  il y avait 3 familles DIEBOLD avec 3 maisons à cet emplacement, et en 1828 il y avait 2 familles  avec 2 maisons. » [source pour 1820/22?]

 

 

Numérotation des maisons - période 1811-1813 :

Sur cette période, la numérotation des maisons commence à s’Schleiers et remonte la rue du renard. La ferme s’Grode (famille Hans Antoine-Grad) était au n4 et la ferme s’Schares (famille Eschbach) au n5. On en déduit que s’Scheulis (Hans Jean) était au n3, S’Schleiers-ouest au n2 et s’Schleiers-est au n1. Il n’y avait alors que deux maisons sur le site s’Schleiers.

 

[Cf notre article « Hohatzenheim en 1828 » où nous avons établi que dans que les actes d’état civil de la période 1811-1829 où on indique le numéro des maisons, il y eut successivement trois ordres de numérotation différents.]

 

Numérotation des maisons - période 1814-1829 :

La numérotation commence à s’Schlieffers et remonte la rue du Renard. Sur cette période, s’Schlieffers (Schmitt) est au n1, s’Felixe (Bieth) au n2 et s’Lappe (Lapp) au n3.

Cordenbeau (s’Schnalle) construit une maison sur la rue du village en 1829 (n4). S’Scheulis (Hans Jean) apparait très souvent sur cette période. La ferme est au n7 de 1814 à 1824 et au n6 à partir de 1825. On en déduit qu’à partir de 1814, il y a trois maison chez s’Schleiers (n4, n5, n6), puis vers 1825-1826 seulement deux (n4 et n5). Les registres d’état civil nous donnent des indications sur les habitants de ces diverses maisons :

 

Maison no6 (parcelle ouest)

Diebold Jean, agriculteur (+1836)

Gertrude Senger (+1831), sa femme.

Leurs enfants.

 

Jean hérite de la ferme de ses parents et y installe sa famille après son mariage en 1789.

L’état de section de 1828 nous donne les détails de cette propriété

 


Parcelle


Surface (ares)

Diebold Jean

70

maison




70b

sol

4.47



71

jardin

1.54



72

verger

6.75





12.76


 

Ces 13 ares représentent 60% de la surface totale actuelle de la propriété s’Schleiers, soit un peu plus que la moitié ouest.

 

 

Maison no5 (parcelle nord-est)

Michel Fohr, journalier

Barbara Diebold, sa femme et sœur de Jean Diebold, propriétaire de la ferme ouest.

Elizabeth Diebold, couturière et veuve, sœur de Barbara et Jean décède au n5 le 22 octobre 1817.

Barbara décède au n5, le 10 octobre 1819

 

Michel Fohr a sans doute acheté le jardin de son beau-frère Jean Diebold et vers 1814 il se fait construire une maisonnette. Il déménage sans doute dans la maison n4 après la mort de sa femme et laisse la maisonnette à sa nièce Marie Elizabeth Diebold, fille de Jean Diebold :

 

Janvier 1823 : Marie Elizabeth tombe enceinte de Daniel Moebs, journalier tisserand

26 juillet 1823 : Mariage de Marie-Elizabeth Diebold et Daniel Moebs

12 septembre 1823 : Naissance de Fr.-Antoine Moebs au n5

Le couple ira s’installer au 32bis peu après où naitra Moebs Jean le 24/12/1824

La maison est alors sans doute abandonnée et sera détruite peu après ou convertie en l’écurie qui apparait sur le plan de 1914.

 

L’état de section de 1828 nous donne les détails de cette propriété qui n’a plus de maison :

 


Parcelle


Surface(ares)

For Michel

75

jardin

4.33

 

Ce jardin représentent 20% de la surface totale actuelle de la propriété s’Schleiers. Il devait donc être plus petit que la parcelle nord-est représenté sur le plan (qui elle fait environ 35% du total).

 

 

Maison no4 (parcelle sud-est)

Laurent Diebold  III

Brigitte Heller sa femme

Ses enfants dont Brigitte

Brigitte Ruxer, 19 ans, fille de Franz Ruxer et Anne-Marie Diebold, sœur de Jean Diebold, dècède dans la maison n1 en 1811.

 

Brigitte Diebold se marie une première fois avec Loscher André en 1800 (30 pluviose de an VIII) et s’installe dans une maisonnette du Kirchrain. Veuve, elle se remarie avec Antoine Lang en 1817 (s’Mortze). Ses parents Laurent Diebold et Brigitte Heller déménagent chez Lang où Laurent décède en 1829.

 

Elizabeth la couturière acheta peut-être cette maison après le départ de Laurent Diebold et sa femme au début du XIXe siècle ou alors c’est Rose Diebold, fileuse de laine, fille d’Elisabeth la couturière, qui l’acheta plus tard entre 1817 et 1819.

Le 10 juillet 1819, Rose donne naissance à Thérèse fille illégitime au n4.

Michel Fohr les rejoindra peu après.

 

L’état de section de 1828 donne les détails suivants :

 


Parcelle


Surface (ares)

Diebold Therese

73

Maison




73b

sol

1.42



74

jardin

2.87





4.29


 

Cette propriété représente 20% de la surface totale de s’Schleiers (21.38 ares).

Le recensement de 1836 confirme que Rose et Thérèse Diebold ainsi que Michel Fohr habitent toujours dans cette maison.

 

 

Hofname :

C’est sans doute de cette période que date le patronyme de la ferme. Je vois deux possibilités :

 

1) « der Schlaijer », Schleier en allemand, signifie le voile, ou la traîne. Peut-être que les couturières qui habitaient là s’étaient spécialisées dans ce genre de confections pour les habitants du village.

 

2) « d’ Schläija » ou Schleie en allemand signifie la tanche, mais aussi la femme de mauvaise vie. La ferme hérita peut-être de son patronyme du fait des femmes qui y qui tombèrent enceintes sans être mariées (Elisabeth, Rose et Marie-Elizabeth).

 

 

Tragédies :

Jean Diebold le jeune meurt en 1825 durant son service militaire à Douai dans le Pas de Calais alors qu’il est 1er canonnier à la 6ème cie du 1er Rgt d'artillerie à pied.

 

Jean Diebold le vieux meurt en 1836 :

Extrait du procès verbal du 18 février 1836

« Aujourd’hui le 18e jour du mois de février 1836 à deux heures, nous Freud Jean Georges officier de l’état civil de la commune de Hohatzenheim soussigné canton de Hohatzenheim du département du Bas-Rhin nous [nous] sommes transporté aussitôt que nous avons reçu communication au dit lieu unten an dem Wingersheimerweg si dans notre banlieue où nous avons trouvé un cadavre gisant que nous avons reconnu que c’était le dénommé Diebold Jean âgé de soixante et dix sept ans né et domicilié à Hohatzenheim, veuf de feue Senger Gertrude, fils légitime des feus Diebold Antoine et de Haber Barbe en leur vivant conjoints en cette commune. Le dit Diebold Jean nous a ressemblé qu’il était mort naturellement. »

 

 

 

4e Génération : DIEBOLD Fr.- Antoine (1791-1840)

 

Cordonnier musicien marié en 1820 avec Marie Anne Laugel (1793-1858) née à Wolhoffen en Allemagne durant l’émigration de la révolution française.

 

Enfants :

Richarde (1824)

Marie-Anne (1826)

Thérèse (1828)

Jean (1829)

Michel (1832)

Catherine (1834)

 

Après 1826, on l’a vu, il n’y a plus que deux maisons sur la propriété s’Schleiers mais à partir de 1829, les Corbendeau construisent une maison rue du village (s’Schnalle). Les deux maisons de s’Schleiers redeviennent donc les maison n5 et n6.

Après son mariage, Antoine Diebold s’installe avec sa famille dans la ferme familiale au n6 où naissent deux de ses enfants, Richarde (en 1824) et Marie-Anne (en 1826). Mais par la suite il déménage dans une maison du Kirchrain (maison n22) où lui naissent deux autres enfants Thérèse (en 1828) et Jean (en 1829). Cette maison était peut-être celle de son grand-père Antoine le vieux. Par la suite le numéro des maisons n’est plus indiqué dans les actes mais en 1836, après la mort de son père, Antoine est de retour dans la maison n6. Il y mourra en 1840. Il y vivait avec ses enfants et sa sœur non mariée, Marie Catherine.

 

Maison n5

En 1836, la maison de la parcelle « est » est habitée par :

Michel Fohr, journalier veuf de Barbara Diebold

Diebold Rose, fileuse de laine

Thérèse sa fille illégitime.

 

Derrière, Michel Fohr possède encore un jardin.

 

 

 

5e Génération : HOENEN Bernard  (1815-1884)

 

Marié le 2 juin 1840 avec Marie Catherine Hoenen (19-11-1817) de Nicolas Hoenen et Geneviève Adam (ferme s’Faldes).

Sans enfant.

 

Bernard Hoenen (né le 16-4-1815), laboureur, était natif de Donnenheim. Il était le fils d’André Hoenen et Marie Catherine Thal. Bernard et sa femme descendent de la même famille Hoenen, celle qui gérait la ferme dimaire de Baumgarten au milieu du XVIIIe siècle.

 

Francois Antoine Diebold meurt en 1840 ; sa veuve déménage au n24 (Kirchrain). Bernard Hoenen rachète la ferme à l’ouest de la propriété. Marie-Catherine Diebold reste dans la maison familiale comme domestique.

 

1841-46 :

 

Maison n6 (ouest)

Hoenen Bernard, laboureur

Hoenen Catherine, femme de B.

Diebold Marie-Catherine, domestique

 

Maison n5 (est)

Diebold Rose, fileuse de laine

Diebold Thérèse fille illegitime de Rose

Fohr Michel Journalier, oncle de Rose

 

En 1846, Michel Fohr décède. Son jardin est probablement racheté par Bernard Hoenen [à confirmer dans le cadastre].

 

Marie Catherine Diebold décède également ainsi que Rose Diebold, décédée le 15 décembre 1847, non mariée agée de 65 ans (né ca1782), fileuse de laine, fille naturelle de père inconnu et de Elisabeth Diebold, couturière.

 

Thérèse Diebold se marie le 7 juillet 1846 avec le journalier Georges Meyer. Le couple s’installe au n5, la maison de Thérèse.

 

D’autre part, entre 1846 et 1851, une nouvelle maison est construite à côté de s’Felixe. Les numéros des maisons se décalent donc d’un cran : s’Felixe devient n3, Lapp devient n4, korbendeau devient n5, s’Schleiers-Est n6 et s’Schleiers-ouest n7.

 

Maison n7 (1851-1880)

Hoenen Bernard, propriétaire cultivateur.

Hoenen Catherine, femme de B.

Hoenen Louis (ca1837), domestique en 1851

Lienhardt Marie-Anne (ca1836) domestique en 1856-1861.

Nett Catherine, (ca1838) domestique en 1866

Pas de domestique en 1880.

 

Maison est n6 (1851-1861)

Meyer Georges, Journalier (ca1810)

Diebold Thérèse, sa femme, fileuse de laine (1819)

Meyer Rosalie, (ca1847)

Meyer Marie-Anne (ca1850)

Meyer Salomé (ca1854)

Meyer Joseph (1861)

 

La famille Meyer déménage entre 1861 et 1866. Elle est remplacée dans la maison n6 par une couturière de la famille Bieth :

 

Maison n6 (1866)

Bieth Madeleine (51 ans) couturière.

 

 

En 1869, Bernhard et Catharina Hoenen font construire un calvaire sur une de leurs parcelles sur la route de Wingersheim. La raison de ce monument est inconnue. En voici les inscriptions :

 

Face sud: (face principale)

Wer vor diesem Kreuz

5 Vater Unser und

5 Ave Maria betet

erlangt 40 Tage Ablass

------------------------

O du Lamm Gottes

Welches du hinweg nimmst

die Sünden der Welt!

Verschone uns, o Herr!

[la prière contient des points d’exclamation mais sur le monument il est difficile de dire s’ils y sont]

------------------------

Dieses Kreuz hat errichten lassen Bernhard Hönen und seine Ehfrau Maria Catharina Hönen 1869

[pour être grammaticalement correct, ce devrait être « haben » et non pas « hat » mais il est bien écrit « hat »]

 

 

Face nord: (correspond à la station 5 du chemin de croix)

Simon von Cyrener hilft Jesu das Kreuz tragen

[En allemand le terme typique est: „Simon von Cyrene“ mais ici „Cyrener“ contient bien un „r“ à la fin]

-----------------

Vater in deine Hände lege ich meinen Geist

-----------------

 

 

Face ouest : (correspond à la station 6 du chemin de croix)

Veronika trocknete mit einem Schweiβ tuche das blutige Angesicht Jesu ab

[Normalement „Schweisstuch ne devrait pas avoir de „e“ mais sur le monument il y a bien un „e“]

-----------------

Mutter der Schmerzen bitt für uns

 

 

Face est : (correspond à la station 8 du chemin de croix)

Jesus Tröstet die Töchter Jerusalems die über ihn weinen

[Cette expression vient de:

„Und so werden die Töchter Jerusalems weinen, wenn sie Jesus auf dem Weg nach Golgatha folgen“ (Lukas 23,28).]

----------------

Es ist vollbracht!

[il semble qu’il y ait un point d’exclamation à la fin ce qui est conforme à la tradition pour cette expression]

 

 

 

 

 

La maison n6 n’est plus occupée en 1880.

 

Dans la maison n7, Bernhard Hoenen décède le 21 octobre 1884.

 

Recensement 1885 :

Hoenen Catherina, veuve vie seule dans la maison n5.

 

Elle décède quant à elle en 1895.

 

 

 

6e Génération : HOENEN Jérôme (1846-1899)

 

Marié avec Maria Catharina Huber de Wingersheim le 8 octobre 1890.

 

Enfants :

Antoine (1893-1976)

Marie (1895-

Jérôme (1897-1917)

 

Bernhard et Catharina Hoenen n’ayant pas eu d’enfant, c’est le neveu de Catharina, Jérôme Hoenen de la ferme faldes qui reprend la ferme s’Schleiers et y installe sa famille.

Jérôme s’était marié tard, à 44 ans et il décède moins de 10 ans plus tard laissant sa veuve et trois enfants.

 

 

7e Génération : JOST Louis (1869-1928)

 

Marié avec Maria Catharina Huber, veuve de Jérôme Hoenen en 1900.

 

Enfants :

Joseph (1902)

Eugène (1904)

 

La veuve de Jérôme Hoenen, Catharina Huber se remarie en 1900 avec Louis Jost de Bilwisheim. Le couple vit à la ferme avec deux nouveaux enfants et les trois enfants de Jérôme.

 

Evolution du corps de ferme :

Le cadastre de 1914 donne la première description précise du corps de ferme. A l’ouest, la maison d’origine du XVIIIe siècle est toujours là. Derrière, il y a toujours l’ancienne étable et à côté peut-être une petite remise. Enfin au fond de la cour, une nouvelle grange probablement construite au XIXe siècle. Sur la rue, à côté de la maison il y a toujours le porche avec à côté du porche peut-être une petite remise avec un four à bois (d’après une photo de 1914). A l’est il n’y a plus l’ancienne maison des couturières. A la place ce qui semble être un jardin. Derrière ce jardin, il y a encore un petit local, peut-être les restes de la 3e maison qui abritait jadis une 3e famille sur le site. En fin de compte, en un siècle, le seul élément nouveau du corps de ferme est la grange au fond de la cour.

 

Guerre 1914-1918

Grâce au voisin passionné de photographie (ferme s’Grode), on dispose plusieurs photos de la famille et de la ferme en 1914. Sur l’une d’elle on voit les quatre fils Hoenen et Jost s’afférer autour d’une carriole tirée par deux vaches. Les autorités militaires venaient de leur réquisitionner leurs chevaux. Malheureusement les bovins de la famille n’étant pas habitués à être utilisés ainsi, peu après cette photo, l’attelage paniqua et s’emballa sur les chemin perdant en route tout le foin accumulé. Sur une autre photo du même été, on voit Antoine Hoenen, l’aîné quitter la ferme au moment où il est incorporé dans l’armée du Kaiser. Mais il n’y restera pas longtemps (problème oculaire). Son frère cadet Jérôme par contre sera lui aussi incorporé et perdra la vie sur le front de Galicie le 2 novembre 1917. Il est enterré dans la tombe familiale.

 

Après-guerre :

Louis remplira les fonctions d’exécuteur administratif (vogt). De par cette fonction, il assistera à la faillite de la famille Arbogast (s’Baelers). Durant les année 20, Louis va construire une nouvelle étable à l’ouest de la propriété. Il décèdera prématurément le 14 février 1928. Sa femme Catherine Huber décèdera six ans plus tard, le 13 mars 1934.

 


Schleiers en 1914


La famille en 1914: (de gauche a droite) Marie, Catharina, cocher inconnu, Antoine (soldat), Eugene ou Joseph et Louis.


 

8e Génération : JOST Eugène (1904-1988)

 

Marié avec Florentine Goetz en 1934.

 

Enfants :

Gérard (1935)

Philibert (1937)

Hubert (1941)

Marcel (1943)

Jean-Paul (1946)

 

A la mort de Louis, l’exploitation familiale comportait environ 15ha. Mais deux partages ont lieu : d’abord entre les enfants Hoenen et les Jost, puis entre les deux fils Jost. De fait, Eugène débute son exploitation avec environ 4ha. Mais il y avait deux prétendants pour reprendre la ferme : Antoine Hoenen et Eugène Jost. On s’arrangea. Eugène aida son demi-frère à racheter une autre ferme (s’Schares) et lui hériterait donc de s’Schleiers. Aujourd’hui, ces deux fermes toujours entre les mains des familles Hoenen et Jost font partie des trois dernières exploitations en exercice à Hohatzenheim.

 

Eugène se marie en 1934 avec Florentine Goetz (ferme s’Valdes). Son frère Joseph s’était d’ailleurs déjà marié avec la sœur de Florentine. Entre les ferme s’Schleiers et s’Valdes c’est donc la troisième alliance après celle de Bernard et Catharina Hoenen (en 1840) puis Jérôme Hoenen et Catharina Huber (en 1890). Cette année 1934, est aussi importante pour la paroisse puisse qu’une nouvelle cloche est installée dans l’antique clocher. Eugène est chargé du suprême honneur de convoyer la cloche de la gare de Mommenheim à Hohatzenheim. Il le fera avec deux de ses chevaux conduisant le char à bancs du maire Schneider (s’Schultze).

 



Mariage Eugene Jost

Le double mariage d'Eugene Jost et Florentine Goetz et Laurent Goetz et Anna Fischer dans la cour de la ferme s'Valdes



 

Evolution du corps de ferme:

Eugène Jost va procéder à plusieurs aménagements dans sa ferme. D’abord vers 1928, une nouvelle petite maison est construite à l’est de la propriété, sans doute pour abriter les vieux jours de sa mère Catherine Huber. Mais celle-ci décède en 1934. Après le mariage d’Eugène et Florentine, il est décidé que cette nouvelle construction sera l’embryon d’une nouvelle grande maison pour la famille car l’ancienne commençait à être délabrée. La partie déjà construite abritera le séjour et la chambre à coucher principale. Puis Eugène fit construire entre le porche et cette maison une extension qui abritera la future cuisine. Lorsque la guerre éclate, la famille a emménagé dans la nouvelle maison mais la cuisine n’étant pas encore équipée, on mange toujours dans l’ancienne maison.

 

La guerre

Eugène est appelé le 2 septembre 1939 et affecté au 233e régiment d’artillerie de la 4e DINA qui opère un nord de la Lorraine, dans le no man’s land entre la frontière et la ligne maginot, juste en face de Saarbruck. En juin 1940, son unité se replia au sud de la France où il fut démobilisé. Il rentra alors à Hohatzenheim. Sous l’occupation, l’administration allemande lui prit deux chevaux comme lors de la guerre précédente. Il avait une voiture et un fusil qu’il cacha pendant toute la guerre. A la libération, Eugène fut nommé maire de l’administration provisoire jusqu’aux élections d’octobre 1945. L’armée américaine installa un dépôt de munitions dans sa ferme. Des officiers s’installèrent aussi dans l’ancienne maison. D’autres dans les chambres au 1er de la nouvelle maison où il cassèrent un lit et volèrent des draps et de la nourriture. En 1945, Eugène utilisera aussi deux prisonniers allemands dont un s’évadera en novembre 1946.

 

La ferme d’après guerre

Eugène continuera son extension après la guerre. La nouvelle cuisine est enfin terminée en 1946. A la même époque, Eugène achètera un grand entrepôt américain qu’il fait démonter et remonter derrière sa ferme. Ce sera sa nouvelle grange. En 1954, alors que la famille a 5 garçons, on agrandit encore la maison familiale vers l’est. Parallèlement, Eugène achète aussi autant de terres qu’il le peut. Dès 1955, il compte une quinzaine d’hectares en propre, c'est-à-dire déjà une des plus grandes fermes du village. En 1964, lorsqu’il passe les reines à son fils, l’exploitation comprendra 25ha en propre.

 

Eugène fut le précurseur au village dans d’autres domaines, grâce à l’impulsion de sa femme qui était très ambitieuse. Ainsi :

-          Il acheta le 1er tracteur du village en 1947 grâce au plan Marshal. C’était un Massey-Harris qui lui coûta le prix d’un cheval. Il n’y avait pas de relevage à l’arrière. Il ne servait qu’à tracter des remorques. Il en achètera un autre en 1955 : un Massey Ferguson.

-          Il fut le premier à équiper sa maison d’une salle de bain, d’un chauffage central et d’un frigo.

-          Il possédait le taureau du village qui servait à la reproduction. On lui fit des misères et il finira par le vendre.

 

 

Ce fut donc une belle ferme entièrement modernisée qu’il légua à son fils en 1964 lorsqu’il prit sa retraite. Eugène mourut en 1988 et sa femme Florentine en 1992.

 

 

9e Génération : JOST Philibert (1937-2015)

 

Marié avec Suzanne Zahn en 1965.

 

Enfants :

Bernadette

Cathy

Josiane

Jeannine

Jean-Louis

 

Philibert continua à faire prospérer l’exploitation familiale. Il augmenta le nombre de terres en propre au-delà d’une trentaine d’hectare. Il acheta deux tracteurs, le premier en 1966 (un Massey Ferguson 165) et un David Brown 770 en 1970. Il acheta aussi une moissonneuse batteuse, l’une des trois du village et la plus grande. Il la renouvellera une ou deux fois. Avec les deux fermes voisines (Faldes et Scheulis), on investit dans une grande machine à effeuiller le houblon. Enfin dans les années 80, il fit construire une grande étable de 40 vaches, derrière la ferme, à côté de la grange.

 

 

Evolution du corps de ferme

Philibert fit arracher les vieux bâtiments à l’ouest : la vieille maison, la vieille étable et l’ancienne grange. A la place il fit construire un garage à voitures. Au 1er de ce nouveau bâtiment il mettrait son grenier à blé. En bas, un four à bois. Au fond, la porcherie. A l’est, il fit agrandir l’étable jusqu’au chemin mitoyen. C’est là qu’on stockerait du matériel agricole et les clapiers à lapins. Enfin au 1er, il installa son nouveau séchoir à houblon. Lorsque dans les années 80 il construisit une grande étable derrière la ferme, la petite étable dans la cour fut convertie en salle de réception pour les événements de la famille.

 


La ferme moderne


 La ferme moderne vue de la rue du village.



 

10e Génération : JOST Jean Louis

 

Marié avec Mireille.

 

Enfants :

David

Camille

 

 

Jean-Louis prit la tête de l’exploitation vers 1997 lorsque Philibert prit sa retraite. La caractéristique principale de la ferme au XXe siècle, l’une des dernières du village, fut la disparition des animaux, tendance déjà amorcée sous Philibert. En effet, la globalisation, le besoin de rentabilité toujours accru, la baisse des prix agricoles, fit peu à peu disparaitre la ferme de policulture ancestrale. Ainsi durant les années 80 et 90 s’Schleiers vit disparaitre ses chevaux, ses cochons, ses lapins, ses poules et enfin en dernier lieu ses vaches puisque même le lait n’était plus rentable pour le travail harassant que demandait l’entretien d’une grande étable industrielle. Jean Louis utilisa alors la grande étable pour l’élevage de veaux de boucherie. Sur le plan des cultures, la baisse des prix affecta là aussi l’exploitation. Jean-Louis continua néanmoins à cultiver le blé, le maïs et surtout le houblon, seule valeur en hausse dans cette nouvelle conjoncture. Jean-Louis augmenta sa capacité en houblon et fit construire un grand séchoir dans sa cour de ferme.

 

Evolution de la cour de ferme.

La construction du grand séchoir, telle une tour médiévale, en est le point le plus marquant. Quant aux bâtiments à l’est qui abritèrent les derniers animaux, ils furent convertis en habitation.



La ferme en 2015


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La fête des ménétriers se tenait tous les ans à Ribeauvillé













Terrain schleiers

En 1657, le terrain de Schleiers était occupé par deux jardins












Schleiers en 1785

Le terrain de la ferme en 1785
(en surimpression sur le plan de 1914)


















Maison en 1914

Sur cette photo de 1914 on voit l'ancienne maison a gauche sous le porche




























Schleiers en 1820

Configuration présumée du site vers 1820 lorsqu’il y avait trois maisons sur le site de Schleiers.




























Calvaire Hohatzenheim

Le calvaire de Bernard et Catharina Hoenen sur la route de Wingersheim - 1869
















Tombe de bernard Hoenen

Tombe de Bernhard et Catharina Hoenen au cimetiere de Hohatzenheim




























Schleiers 1914

Schleiers en 1914

























Schleiers en 1914

Sur cette photo de la ferme en 1914 on voit bien la maison et le porche originaux
















Louis Jost


Louis Jost (1869-1928)


















Catharina Huber

Catharina Huber (1869-1934)
























Les fils schleiers en 1914

Les quatres fils en 1914:
Jerome, Joseph, Antoine, Eugene






















Schleiers 1920-1940

Le site entre deux guerres
(surimpression sur le plan de 1914)






Service militaire

Eugene durant son service militaire au 8e regiment d'artillerie hypomobile
1925











Cloche de Hohatzenheim 1934

Eugene Jost transporte la nouvelle cloche de l'eglise de Hohatzenheim en 1934












grange

La nouvelle grange et au fond la ferme

















Schleiers vers 1960

La ferme vers 1960





















Eungene dans la cour de ferme

Eugene dans la cour de ferme